Archives mensuelles pour février 2009

le retour du grizzly

Vu comment j’ai kiffé sur Department of Eagles, je guette forcément très attentivement ce qui ce passe chez Grizzly Bear, la résidence principale du département des aigles. Et que voilà que voici ce morceau qui me régale. Enjoy

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Grizzly Bear – While You Wait For The Others

attention, derrière toi, un ours!

et bam la voiture

Une vieille carcasse lancé à fond sur l’autoroute qui s’écrase contre un pilier en béton. Le sang qui gicle à travers le pare-brise pire que dans un épisode de Dexter. On pense à ces gens étranges du film de Cronenberg qui se léchaient les cicatrices dans leurs voitures fracassées… et dans le fond cette musique qui s’échappe de l’autoradio qui – miracle du cinéma – reste toujours la seule pièce de la voiture qui fonctionne encore après les pires accidents.
It’s dark in here.

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Bot’Ox – TheCrashTheme

Chauffard du Week-End

Une photo avec un gentil cycliste Parisien sur le point de se faire rouler dessus par un banlieusard en voiture.

Une photo avec un gentil cycliste Parisien sur le point de se faire rouler dessus par un banlieusard en voiture.

Londres a son “London Congestion Charge”. 8£ pour pouvoir entrer en voiture dans le centre de la capitale anglaise, si l’on y habite pas.

Vu les usagers de la route que le parisien lambda doit supporter du vendredi dés 19h00 jusqu’au dimanche soir dans les rues étroites de paname, je m’étonne encore que personne n’ai pensé à appliquer ce genre de taxe dans notre capitale. Les grands axes, un samedi soir à Paris, par exemple, c’est un festival de plaques d’immatriculation plus exotiques les unes que les autres: 77, 93, 92, 91, mais peu, très peu de 75. Ce qui, dans les faits, se traduit par des voitures remplies à craquer (hors de Paris intra-muros, les assureurs semblent accepter que leur conducteurs prennent 8 personnes à l’arrière), Voltage FM à fond, roulant à 30 km/h, au milieu du Boulevard de Sébasto, en regardant partout sauf devant eux.

Parce qu’un provincial, ça ne connait pas le nom des rues, ça ne sait pas que le boulevard Saint-Denis, c’est pas celle là, c’est celle d’après, que Réaumur est en sens interdit et que de toute façon, si tu la rate, c’est la galère pour revenir en arrière. Alors ça déboîte à la dernière minute sans mettre le clignotant parce que “C’est là Roger, c’est là, tourne, putain, tourne!!”, ça zigzague sans savoir où ça va et en ayant visiblement oublié jusqu’à l’existence même du rétroviseur.

Le banlieusard, lui, est un peu différent, et du coup beaucoup plus dangereux. Je ne sais plus qui disait que la pire catégorie de con qui soit, c’est le con qui est persuadé d’être brillant. Le banlieusard en voiture, c’est un peu la même chose: c’est un ignorant qui se persuade de connaître Paris. Ca donne des Renault Mégane jaunes qui cruisent à 2 à l’heure sur le Boulevard de Rochechouart, en plein milieu, qui s’arrêtent à Blanche pour acheter une crêpe dégueu au jambon de dinde-Gruyère-oeuf-harissa et une canette d’Oasis dans ce qui sera sûrement le point culminant de leur soirée, le tout au son tonitruant d’un Booba ou d’un Rohff, les fenêtres grandes ouvertes même par moins 10°. A part te faire rater tous tes feux, te faire saigner les oreilles et t’obliger à prendre les voies de bus pour rentrer chez toi si tu veux éviter de mettre 3 heures à faire 245 mètres, ce banlieusard reste inoffensif (sauf si bien évidemment, tu as la bonne idée de lui dire “d’avancer son gros tas de merde sur jante à cet enculé”. Il se fera alors un plaisir de sortir avec les 4 lascars qu’il avait à l’arrière pour te ruiner la gueule).

Le banlieusard le plus dangereux est celui qui s’est cru dans Fast and Furious sur le périph’ et qui se rabat sur trois voies parce qu’il avait oublié que Porte de Sèvre, c’était juste après Quai d’Issy. C’est celui qui prend le Boulevard Saint Germain en sens interdit sur 50 mètres à fond les ballons avant de réaliser qu’il est le seul à rouler dans ce sens. C’est celui qui a failli m’envoyer dans le décor hier soir parce qu’il s’est rendu compte à la dernière minute que l’entrée des voies sur berge, c’est là, juste là… Alors plutôt que de continuer jusqu’à la prochaine rampe, il préfère piler, déboiter sans clignotant et manquer d’emboutir au passage une Nissan Micra, moi, et un piéton qui passait par là… L’énergumène était immatriculé 94.

Donc, voilà. Ma démonstration est maintenant faite: je propose tout simplement d’interdire l’accès à Paris intra-muros aux conducteurs ressortissants de communautés urbaines extérieures pendant le week end, et de les obliger à prendre les transport en commun. Bien sûr, pour que cela soit vivable, il faudrait que lesdits transports en communs fonctionnent toute la nuit ce qui, en soit, n’est pas non plus une mauvaise idée. En somme, une application renforcée du London Congestion Charge doublée du système de transports en commun New-Yorkais.

Qui lance la pétition?

quel temps pour aujourd’hui lundiiii?

et mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche? Hein Madame Météo?
Tu vas voir il suffit de cliquer une fois sur le petit play de la fenêtre youtube là en dessous pour que cette chanson te rentre au fond du crâne pour ne plus en ressortir. Et moi j’kiffe!

Madame Météo – o – o
 

classique

Comme une paire de Stan Smith blanche, comme un menu maxi best of, comme un film avec Sean Penn.

Le nouvel album de RZA.

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Black Knights, Dexter Wiggles, RZA & Thea Van Seijen – BloodySamurai

De l’utilité de changer son message de répondeur à chaque fin de bronchite

C’est bien, ça te fait une voix sexy.

l’homme le plus blanc

Originaire du Puy de Dôme, il vit maintenant au Groenland et se nourrit exclusivement de poissons pêchés par son compagnon Pfouilou le phoque. Parfois, jours de fête, il mange une crevette. Par contre il évite tous les légumes agrumes et fruits, surtout la carotte. Parce qu’il concourt pour le le contest de la peau la plus blanche au monde, on l’appelle The Whitest Boy Alive. Sa musique est douce et mélancolique comme une vie sans soleil.

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The Whitest Boy Alive – Burning

ils boivent le lait qui rend encore plus blanc

i want a Dan Deacon show in Paris!!!

Depuis que j’ai vu ces images je suis dingue de ce gars et je veux le voir en concert.

Grosse claque isn’t it?
Vitalic meets Iggy Pop meets n’importe quel gros beauf dégarni et bedonnant. LOOOOOVE!

Free-lance, charrette et infection pulmonaire…

Une grande image avec une vraie charrette dedans

Une grande image avec une vraie charrette dedans

J’ai la mauvaise habitude de tomber malade dés qu’une grosse charrette me tombe sur le coin de la gueule. Lorsque je dis “charrette”, je ne parle bien évidemment pas d’une remorque en bois tirée par des chevaux et remplie de paille. Non. Une charrette de boulot. C’est le lot mensuel (ou bimensuel) du free-lance dynamique. Le monde du travailleur indépendant est fait de telle façon qu’un mois se divise en 3 semaines de vache-maigre et une semaine de charrette.

C’est un cycle, comme ceux de Juglar ou de Kondratieff pour ceux qui ont pris Option Eco au Bac ou fait deux ans de DEUG GEA (enfin, pour ceux qui ont été en cours et qui n’avaient pas 3g d’alcool dans le sang 24h/24 à l’époque). Çà donne plus ou moins: 21 jours de rien du tout, ou tu pistes, vois et as la terre entière au téléphone pour savoir s’il n’y a pas du boulot quelque part, et puis, finalement, le 22ème jour, tout le monde te rappelle en te proposant des missions ou des travaux à rendre avant-hier. Et puisque tu ne sais pas de quoi demain sera fait, et que les 21 jours précédents de productivité zéro t’ont mis sur les dents, tu te retrouves dans l’obligation de tout accepter. Ce qui résulte invariablement dans une concentration en 7 jours d’une masse de travail qui nécessiterait les trois semaines précédentes pour en voir le bout…

Ces 7 jours durant, tu n’arrêtes pas. le concept de nuit et de week-end n’existent plus, tu fais des aller-retours constants entre une traduction de Dossier de Presse, l’écriture d’un format court pour la promo internet d’une chanteuse lambda et des fiches de lectures des 12 scénarios que tu as accepté de lire. Le plus intéressant, c’est quand, à 3h du matin le 4ème jour, tu réalises avec effroi que tu es en train de traduire le scénario, de faire une fiche de lecture sur l’interview d’un acteur et que tu écris un dossier de presse pour la chanteuse lambda qui n’en a au final, absolument pas besoin. Tout cela, bien sûr, dans l’incompréhension totale de ton entourage pour qui “ça va, c’est bon, tu peux prendre une minute pour donner des nouvelles”. Ajoute à cela un ou deux services dans un restaurant (18h30 – 2h du mat’, sachant que tu as de grandes chances d’avoir été sur le pont depuis 8 heures le matin même) dans la semaine, parce que c’est bien évidemment le moment qu’a choisi ton deux-roues pour ne plus démarrer, et qu’un starter, une batterie et la main d’oeuvre, c’est pas gratuit, tu comprendras que la fatigue et le stress soient amplement suffisants pour te foutre en l’air les défenses immunitaires (j’ai dit que pendant ce laps de temps tu te nourrissait exclusivement de junk food et de café?), et donc, laisser la voie libre à n’importe quel courant d’air pour te coller une bonne vieille crève des familles. Dans mon cas, ça arrive le 4ème jour. De quoi anéantir toute l’avance que tu avais réussi à prendre jusque là, t’obligeant à tout rendre à la dernière seconde de la dernière minute.

La liberté du free-lance qu’ils disaient…

une chanson du dimanche

Pas comme les deux rigolos qui parlent beaucoup de Nicolas, de ce qui se passe au 20 heures étou étou. 

Une vrai chanson du dimanche matin, comme dans la pub, quand on ouvre grands les volets, que le soleil il entre partout, les enfants en pyjamas coordonnés qui sautent au ralenti sur le lit des parents, et même le golden qui a l’air plus heureux que d’habitude, l’oeil rond et brillant.
Au casting Louis Armstrong et Radiohead, rien que ça. Alors elle est pas belle la vie?

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Louis Armstrong vs Radiohead – What A Wonderful Surprise