Après 5, 6, 7 jours de festival ou toute la quinzaine d’ailleurs, quand tout s’arrête, quand la foule se fait moindre et que le bruit ambiant décide de baisser d’un ton, on se sent un peu vide. Quand on a passé 5 jours à 100 à l’heure, 4 heures de sommeil par nuit, bim bam boum, trop de trucs à faire, trop de gens à voir, même pas le temps de se mettre au frais le temps d’une projection (record battu, je n’ai vu qu’un film cette année, et même pas en sélèction). Quand tout ça retombe et que l’intensité du jour le jour fait une pause bien méritée, les paupières tombent toutes seules, les jambes se font ciment et on a à peine la force de se lever lorsque les haut-parleur de l’aréoport de Nice (deux minutes d’arrêt) chuintent un “embarquement immédiat pour le vol Air France 6247 à destination de Paris-Orly”.
Hier soir, on a fini en beauté avec un concert privé de Revolver au Baron, suivi d’un set déjanté des Gentlemen Drivers. On a bien représenté et on a réussi à finir bien mal, éclatés au Ginger Blaster de la Villa Wild Bunch. Hier soir, j’ai dit see you next year au serveurs de la Pizza du port, ce midi, c’était à Laura chez De Laura. Les vendeurs inter sont rentrés, où profitent de la journée pour sortir des sous-sol du Marché du Film et, certains, voir la lumière pour la première fois depuis 10 jours. Les producteurs sont rentrés, certains reviendront, appelés par les équipes du Festival, le dimanche matin, pour recevoir leurs prix. Il paraît que l’année dernière, le palmarès a changé en milieu de journée et qu’il était trop tard pour dire à l’équipe de “Valse Avec Bashir” de ne pas venir finalement parce que Sean Penn allait donner la Palme à Laurent Cantet. Il paraît que Thierry Frémaux était très gêné.
Alors l’année prochaine, c’est décidé, je ne me réveille pas à la dernière minute pour mon accrèd’, on réservera chez Louis dés le Mercredi d’ouverture, on retournera manger les gnocchi al Pomodoro de chez De Laura, boire des pintes de bière passée au Petit Majestic, se la coller jusqu’à pas d’heures là où l’alcool est gratuit. On s’usera les semelles à force d’aller-retours sur la croisette, et on continuera à dire “j’ai croisé Edouard” quand on aura vu Edouard Baer de loin, à la terrasse du Martinez. On continuera à essayer de bosser tout en continuant à bien se marrer, et puis avec de la chance, la crise aura pas d’accréditation et la semaine sera encore plus productive que celle déja bien remplie de cette 62ème Edition.
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